Dimanche. Jour de glande, jour de flemme, jour de merde, temps de merde, Avignon frappé par une épidémie de peste, personne dans les rues, trainé en calecon (celui avec les piments pour les interessés) toute la journée : tout ceci concourt a une séance ciné bien au chaud entre deux anciens albums d'Astérix pour me souvenir du génie de Goscinny et Stade 2 (non je ne suis pas un beauf).
Choix entre "Voyage au bout de l'enfer" et "Taxi Driver".
"Taxi Driver" fini dans mon lecteur DVD et j'enclenche alors le mode "larve sur canapé" pendant que mon chat, guère plus éveillé que moi, se liquéfie sur un coussin. Ambiance deux de tension : bienvenue dans "La grosse flemme du dimanche", le film de ma vie.
Taxi Driver est avant tout une réalisation du maitre Scorsese, Martin de son prénom, dans lequel sont réunis Robert de Niro, Harvey Keitel et Jodie Foster entre autres. Tourné dans les rues de New-York au milieu de l'année 1975 en un temps tres court et avec un budget infime, le film se retrouve Palme d'Or a Cannes en 1976 et nominé quatre fois aux Oscar en 1977, on s'excuse du peu.
On se retrouve donc dans les rues de New York a suivre le parcours d'un noctambule que le Vietnam a un peu endommagé, voire même sérieusement, Robert de Niro alias dans ce film Travis Bickle. Or Travis Bickle a un gros probleme : il trouve que la société dans laquelle il vit est en état de décomposition avancée : drogue à tout va, racisme, prostitution de mineures, violence...et en plus de ca, Travis Bickle ne peut plus dormir la nuit, c'est dire si ca va mal.
Il décide alors de "s'occuper" en allant se visionner 2-3 films cochons au cinéma porno du coin entre deux crises d'insomnie, mais hélas cela ne suffit pas à le distraire suffisamment : qu'à cela ne tienne, profitant de cette incapacité à trouver le sommeil et de sa connaissance des rues de la ville, le jeune Travis s'engage comme chauffeur au sein d'une compagnie de taxis.
Et c'est à partir de ce moment la que tout dégringole : il voit de mieux en mieux la vraie face du "rêve américain", le coté sombre et puant de son pays, et tout ca ne lui plait pas beaucoup beaucoup à notre Travis, qui se trouve renforcé dans ses convictions qu'un grand nettoyage de Printemps devrait s'organiser dans la Grosse Pomme.
Mais on peut encore estimer que tout va bien jusqu'à ce qu'il fasse la rencontre de Iris, Jodie Foster dans la vie réelle, prostituée de 13 ans, protégée par Sports, son mac (Harvey Keitel).
Et alors la, ca dérape méchant dans la tête de Travis, il y a des connections synaptiques qui ne se font plus, il n'y a plus la lumiere à tous les étages, et notre chauffeur de taxi décide de faire lui-même sa propre expédition punitive, dessoudant de-ci de-là quelques crapules qui, entre nous soit dit, l'ont quand même bien cherché les bougres de salopards.
Voila pour le synopsis façon Guilhem (oui on se croirait dans "Premiere" voire même, si j'osais, dans "Ciné Live")
Maintenant on passe a la critique, ca va être expéditif : c'est culte.
C'est aussi et surtout noir comme l'anus de Satan, sombre et crade, ca dégouline de mélancolie et de puanteur.
C'est pas gai, c'est triste, et ca montre l'homme dans ses plus bas travers, ainsi que la décadence de la société qu'il a engendré.
Ca impose aussi pour ceux qui se sentent, une remise en question de notre mode de vie qui a peu, voire pas, évolué entre temps.
Robert de Niro est magistral en schyzophrène qui perd pied petit à petit. On peut quasimment lire dans ses yeux, la folie croissante qui l'habite tout au long du film devant ce spectacle on ne peut plus réel de la déchéance de l'être humain.
La réalisation est somptueuse, Scorsese à son plus haut niveau, les plans sur New York la nuit, vus du taxi, sont magnifiques, on se croirait embarqué avec notre syphonné du bulbe dans sa cavalcade meurtrière en quête de purification.
Et puis je n'allais pas finir sans mentionner le désormais cultissime "You talkin' to me??" et la non moins universellement connue coupe iroquoise de notre cher Travis.
Tout ceci est donc à voir et surtout à revoir pour ceux qui n'auraient pas compris la profonde fatalité du dénouement...
Fin de la séance, fin de l'apologie.
Sinon rien
*One of these days I'm going to get myself organas-ised*
Choix entre "Voyage au bout de l'enfer" et "Taxi Driver".
"Taxi Driver" fini dans mon lecteur DVD et j'enclenche alors le mode "larve sur canapé" pendant que mon chat, guère plus éveillé que moi, se liquéfie sur un coussin. Ambiance deux de tension : bienvenue dans "La grosse flemme du dimanche", le film de ma vie.
Taxi Driver est avant tout une réalisation du maitre Scorsese, Martin de son prénom, dans lequel sont réunis Robert de Niro, Harvey Keitel et Jodie Foster entre autres. Tourné dans les rues de New-York au milieu de l'année 1975 en un temps tres court et avec un budget infime, le film se retrouve Palme d'Or a Cannes en 1976 et nominé quatre fois aux Oscar en 1977, on s'excuse du peu.
On se retrouve donc dans les rues de New York a suivre le parcours d'un noctambule que le Vietnam a un peu endommagé, voire même sérieusement, Robert de Niro alias dans ce film Travis Bickle. Or Travis Bickle a un gros probleme : il trouve que la société dans laquelle il vit est en état de décomposition avancée : drogue à tout va, racisme, prostitution de mineures, violence...et en plus de ca, Travis Bickle ne peut plus dormir la nuit, c'est dire si ca va mal.
Il décide alors de "s'occuper" en allant se visionner 2-3 films cochons au cinéma porno du coin entre deux crises d'insomnie, mais hélas cela ne suffit pas à le distraire suffisamment : qu'à cela ne tienne, profitant de cette incapacité à trouver le sommeil et de sa connaissance des rues de la ville, le jeune Travis s'engage comme chauffeur au sein d'une compagnie de taxis.
Et c'est à partir de ce moment la que tout dégringole : il voit de mieux en mieux la vraie face du "rêve américain", le coté sombre et puant de son pays, et tout ca ne lui plait pas beaucoup beaucoup à notre Travis, qui se trouve renforcé dans ses convictions qu'un grand nettoyage de Printemps devrait s'organiser dans la Grosse Pomme.
Mais on peut encore estimer que tout va bien jusqu'à ce qu'il fasse la rencontre de Iris, Jodie Foster dans la vie réelle, prostituée de 13 ans, protégée par Sports, son mac (Harvey Keitel).
Et alors la, ca dérape méchant dans la tête de Travis, il y a des connections synaptiques qui ne se font plus, il n'y a plus la lumiere à tous les étages, et notre chauffeur de taxi décide de faire lui-même sa propre expédition punitive, dessoudant de-ci de-là quelques crapules qui, entre nous soit dit, l'ont quand même bien cherché les bougres de salopards.
Voila pour le synopsis façon Guilhem (oui on se croirait dans "Premiere" voire même, si j'osais, dans "Ciné Live")
Maintenant on passe a la critique, ca va être expéditif : c'est culte.
C'est aussi et surtout noir comme l'anus de Satan, sombre et crade, ca dégouline de mélancolie et de puanteur.
C'est pas gai, c'est triste, et ca montre l'homme dans ses plus bas travers, ainsi que la décadence de la société qu'il a engendré.
Ca impose aussi pour ceux qui se sentent, une remise en question de notre mode de vie qui a peu, voire pas, évolué entre temps.
Robert de Niro est magistral en schyzophrène qui perd pied petit à petit. On peut quasimment lire dans ses yeux, la folie croissante qui l'habite tout au long du film devant ce spectacle on ne peut plus réel de la déchéance de l'être humain.
La réalisation est somptueuse, Scorsese à son plus haut niveau, les plans sur New York la nuit, vus du taxi, sont magnifiques, on se croirait embarqué avec notre syphonné du bulbe dans sa cavalcade meurtrière en quête de purification.
Et puis je n'allais pas finir sans mentionner le désormais cultissime "You talkin' to me??" et la non moins universellement connue coupe iroquoise de notre cher Travis.
Tout ceci est donc à voir et surtout à revoir pour ceux qui n'auraient pas compris la profonde fatalité du dénouement...
Fin de la séance, fin de l'apologie.
Sinon rien
*One of these days I'm going to get myself organas-ised*

