Réveillé!
Où suis-je?
C'est étroit, il fait noir et j'ai du mal à respirer, mes poumons manquent d'oxygène, ma tête tourne. Je sens l'humidité, la terre fraiche, le bois. Mes yeux commencent à s'habituer à la pénombre ambiante et distinguent des formes, des contours. Je suis allongé et je... mais je suis enfermé dans un cercueil! Qu'est ce qu'il se passe! Qu'est ce que je fais là!!! Putain mais c'est quoi ce merdier, c'est-quoi-ce-mer-dier!! Je me débats, je me cogne, me tamponne, heurte et percute les quatre plaches en bois formant ma nouvelle prison. J'ai mal, bon sang, et mon esprit est encore dans la brume. Du calme... Analysons sereinement la situation, devenir fou n'arrangerait pas mon affaire. Tout d'abord, j'ai affreusement mal sur le côté droit du crane. Je sens un liquide chaud et poisseux qui coule depuis ma tempe jusque dans mon cou. Du sang surement. Ma tête ensuite me fait un mal de tous les diables. Et je recommence à paniquer. Mes jambes sont engourdies, j'étouffe dans un espace si confiné. Je tate de mes doigts les parois de mon cercueil. Le couvercle n'est pas obstrué. Ce qui veut dire que selon le niveau de terre qu'il y a au dessus de moi je pourrais tenter de le soulever pour m'échapper de là.
Première tentative.
Trop dur pour mes bras. Patientons quelques instants avant de retrouver l'usage complet de mes membres.
Des flashs. Un bar. Un café. Des voix féminines. Je me vois vaciller et tomber. J'ai surement du heurter un coin de table ou de meuble avec ma tête dans ma chute, d'où la blessure à la tempe.
C'est tout pour l'instant.
Mais bon Dieu qu'est ce que j'ai fait pour me retrouver là... Apparemment mes jambes sont plutot opérationelles. En me positionnant bien, j'arriverais peut-être à soulever cette planche avec mes pieds.
Seconde tentative.
Visiblement la quantité de terre recouvrant mon nouveau logis n'est pas tres conséquante. Je devrais m'en sortir avec une bonne poussée, il faudra juste remplir ses poumons du peu d'oxygène restant et souhaiter que je ne me fasse pas engloutir par la terre avant d'être a l'air libre.
Je pousse de toute mes forces, de tout ce que j'ai dans mes jambes ankylosées. Le couvercle se soulève, continue sa progression vers l'exterieur. La terre s'infiltre de partout, commence à me recouvrir, je l'écarte du mieux que je peux avec mes mains et continue a pousser avec mes jambes. Le couvercle d'un seul coup ne rencontre plus de résistance.
La tête quasimment à l'envers, les pieds à l'extérieur, je me débrouille pour extraire mon corps plein de terre vers l'air frais.
Enfin! Du vent, la lune, quelques nuages. Un trou. Au beau milieu d'une forêt. Qu'est ce qu'il m'est arrivé? Mes jambes sont encore un peu engourdies, mais sont capables de supporter le poids de mon corps endolori, et je me met à marcher le plus vite possible en direction d'un endroit plus hospitalier.
Ma tête tourne.
Encore des flashs.
Toujours cette tasse de café et cette chute. De la drogue ou un somnifère dans mon breuvage? Plausible. Une voix : "Tu l'as mérité". Voix féminine, je la connais mais qui est ce?
Pas le temps d'y réfléchir, j'apercois d'un coup des lumières, je suis a l'orée de la forêt, les arbres sont de plus en plus clairsemés, et je distingue une route goudronnée. Arrivé à cette route, une centaine de mètres plus loin, sur ma gauche, se dresse une espèce de motel-cafétéria-relais de routiers à la peinture décrépie, à la tole défraichie et aux néons blafards. Je me dirige vers l'entrée, tout poussiéreux, les cheveux et les habits pleins de terre, le visage hagard. J'entre, m'installe au comptoir sous les regards incrédules des quelques camionneurs nocturnaux dégustant leur café, et passe commande d'un verre d'eau.
Une heure trente sept du matin.
Oui, ca n'est certainement pas la bonne heure pour arriver plein de terre dans un relais de routiers et commander un verre d'eau. Mais j'ai autre chose à faire que de me soucier de mon image actuelle et de l'impression que je laisse à mes congénères. Qu'est ce qui a bien pu m'arriver bordel? Des images se reconstituent. Des dialogues.
"Rendez-vous au Tom, on ira boire un café, c'est la qu'ils sont les moins chers".
Qui m'a dit ca? Putain!!!
Booon, zeeen, on reconstitue le puzzle...
- "Tenez votre verre d'eau...vous êtes sur que ca va?"
- "Oui oui merci".
Quelle hospitalité...
"Gateau".
Pourquoi je pense a des gateaux d'un coup? C'est con, je dois...
Des éclats de verre s'éparpillent subitement sur le sol crasseux de la salle, et l'eau que l'on m'avait si gentillement servie se répand en petits ruisseaux sur tout le carrelage. Tous les regards convergent vers moi, et leurs yeux doivent surement croiser les miens, sauf que moi j'ai arreté de prendre conscience de ce qui m'entourait depuis deux secondes déja. Ca y est, je me souviens.
"Alors comme ca t'aimes les Petits LU/Tu vas voir jusqu'où ca va te mener/Tu vas regretter d'avoir renié les Pick Up/Au revoir Guilhem..."
- "Je...qu'est qu'il se passe...je..."
- "Tu l'as mérité... mérité... rité... té".
Alors c'est donc ca : le café, la drogue dedans, mon enterrement vivant, tout ca parce que j'ai osé critiquer les Pick Up. Bien. Qu'il en soit ainsi. Ma vengeance commence donc en cet instant même. Je me lève, ramasse un a un les bris de verre, remercie l'hôte des lieux de m'avoir galamment offert ce verre d'eau, et me dirige vers la porte battante. Mes yeux cherchent un véhicule. Ma tête n'a plus qu'une idée en elle. Ma bouche a le gout de la terre et du sang. Mes oreilles n'entendent plus rien d'autre que les phrases de ces réminescences. Mes mains s'étreignent autour de cous imaginaires. Mon corps tout entier vibre de haine. Ma décision est prise, ma volonté est de fer : ma resurection ne s'achévera que par une totale adhésion des réfractaires au mouvement anti Pick Up... et ce, de gré ou de force...
Sinon rien
*Kill Bill 3 en action*
Où suis-je?
C'est étroit, il fait noir et j'ai du mal à respirer, mes poumons manquent d'oxygène, ma tête tourne. Je sens l'humidité, la terre fraiche, le bois. Mes yeux commencent à s'habituer à la pénombre ambiante et distinguent des formes, des contours. Je suis allongé et je... mais je suis enfermé dans un cercueil! Qu'est ce qu'il se passe! Qu'est ce que je fais là!!! Putain mais c'est quoi ce merdier, c'est-quoi-ce-mer-dier!! Je me débats, je me cogne, me tamponne, heurte et percute les quatre plaches en bois formant ma nouvelle prison. J'ai mal, bon sang, et mon esprit est encore dans la brume. Du calme... Analysons sereinement la situation, devenir fou n'arrangerait pas mon affaire. Tout d'abord, j'ai affreusement mal sur le côté droit du crane. Je sens un liquide chaud et poisseux qui coule depuis ma tempe jusque dans mon cou. Du sang surement. Ma tête ensuite me fait un mal de tous les diables. Et je recommence à paniquer. Mes jambes sont engourdies, j'étouffe dans un espace si confiné. Je tate de mes doigts les parois de mon cercueil. Le couvercle n'est pas obstrué. Ce qui veut dire que selon le niveau de terre qu'il y a au dessus de moi je pourrais tenter de le soulever pour m'échapper de là.
Première tentative.
Trop dur pour mes bras. Patientons quelques instants avant de retrouver l'usage complet de mes membres.
Des flashs. Un bar. Un café. Des voix féminines. Je me vois vaciller et tomber. J'ai surement du heurter un coin de table ou de meuble avec ma tête dans ma chute, d'où la blessure à la tempe.
C'est tout pour l'instant.
Mais bon Dieu qu'est ce que j'ai fait pour me retrouver là... Apparemment mes jambes sont plutot opérationelles. En me positionnant bien, j'arriverais peut-être à soulever cette planche avec mes pieds.
Seconde tentative.
Visiblement la quantité de terre recouvrant mon nouveau logis n'est pas tres conséquante. Je devrais m'en sortir avec une bonne poussée, il faudra juste remplir ses poumons du peu d'oxygène restant et souhaiter que je ne me fasse pas engloutir par la terre avant d'être a l'air libre.
Je pousse de toute mes forces, de tout ce que j'ai dans mes jambes ankylosées. Le couvercle se soulève, continue sa progression vers l'exterieur. La terre s'infiltre de partout, commence à me recouvrir, je l'écarte du mieux que je peux avec mes mains et continue a pousser avec mes jambes. Le couvercle d'un seul coup ne rencontre plus de résistance.
La tête quasimment à l'envers, les pieds à l'extérieur, je me débrouille pour extraire mon corps plein de terre vers l'air frais.
Enfin! Du vent, la lune, quelques nuages. Un trou. Au beau milieu d'une forêt. Qu'est ce qu'il m'est arrivé? Mes jambes sont encore un peu engourdies, mais sont capables de supporter le poids de mon corps endolori, et je me met à marcher le plus vite possible en direction d'un endroit plus hospitalier.
Ma tête tourne.
Encore des flashs.
Toujours cette tasse de café et cette chute. De la drogue ou un somnifère dans mon breuvage? Plausible. Une voix : "Tu l'as mérité". Voix féminine, je la connais mais qui est ce?
Pas le temps d'y réfléchir, j'apercois d'un coup des lumières, je suis a l'orée de la forêt, les arbres sont de plus en plus clairsemés, et je distingue une route goudronnée. Arrivé à cette route, une centaine de mètres plus loin, sur ma gauche, se dresse une espèce de motel-cafétéria-relais de routiers à la peinture décrépie, à la tole défraichie et aux néons blafards. Je me dirige vers l'entrée, tout poussiéreux, les cheveux et les habits pleins de terre, le visage hagard. J'entre, m'installe au comptoir sous les regards incrédules des quelques camionneurs nocturnaux dégustant leur café, et passe commande d'un verre d'eau.
Une heure trente sept du matin.
Oui, ca n'est certainement pas la bonne heure pour arriver plein de terre dans un relais de routiers et commander un verre d'eau. Mais j'ai autre chose à faire que de me soucier de mon image actuelle et de l'impression que je laisse à mes congénères. Qu'est ce qui a bien pu m'arriver bordel? Des images se reconstituent. Des dialogues.
"Rendez-vous au Tom, on ira boire un café, c'est la qu'ils sont les moins chers".
Qui m'a dit ca? Putain!!!
Booon, zeeen, on reconstitue le puzzle...
- "Tenez votre verre d'eau...vous êtes sur que ca va?"
- "Oui oui merci".
Quelle hospitalité...
"Gateau".
Pourquoi je pense a des gateaux d'un coup? C'est con, je dois...
Des éclats de verre s'éparpillent subitement sur le sol crasseux de la salle, et l'eau que l'on m'avait si gentillement servie se répand en petits ruisseaux sur tout le carrelage. Tous les regards convergent vers moi, et leurs yeux doivent surement croiser les miens, sauf que moi j'ai arreté de prendre conscience de ce qui m'entourait depuis deux secondes déja. Ca y est, je me souviens.
"Alors comme ca t'aimes les Petits LU/Tu vas voir jusqu'où ca va te mener/Tu vas regretter d'avoir renié les Pick Up/Au revoir Guilhem..."
- "Je...qu'est qu'il se passe...je..."
- "Tu l'as mérité... mérité... rité... té".
Alors c'est donc ca : le café, la drogue dedans, mon enterrement vivant, tout ca parce que j'ai osé critiquer les Pick Up. Bien. Qu'il en soit ainsi. Ma vengeance commence donc en cet instant même. Je me lève, ramasse un a un les bris de verre, remercie l'hôte des lieux de m'avoir galamment offert ce verre d'eau, et me dirige vers la porte battante. Mes yeux cherchent un véhicule. Ma tête n'a plus qu'une idée en elle. Ma bouche a le gout de la terre et du sang. Mes oreilles n'entendent plus rien d'autre que les phrases de ces réminescences. Mes mains s'étreignent autour de cous imaginaires. Mon corps tout entier vibre de haine. Ma décision est prise, ma volonté est de fer : ma resurection ne s'achévera que par une totale adhésion des réfractaires au mouvement anti Pick Up... et ce, de gré ou de force...
Sinon rien
*Kill Bill 3 en action*


