sOmmée par le chat lui-même de venir remplir ce blOg pendant qu'il se prélasse dans une salle d'examen, mais pressée par le temps puisque un nOuveau bOulOt de ma chère spécialité me tOmbe sur laggle, et n'ayant pas un humOur aussi "drÔle" dirOns-nOus, je tiens à m'excuser d'avance du caractère chiant et sans interêt de l'article qui va suivre. veuillez adresser vOs réclamatiOns au chat himself, mOi j'y suis pOur rien.
aujOurd'hui grace à mOi, vOus allez tOut savOir sur l'utilisatiOn du mOt chOu dans la langue française, mOt qui plait tant au prOpriétaire de ce blOg..
cOmmençOns par un peu d'histOire puis nOus enchaînerOns par quelques 'lOcutiOns crOustillantes' utilisant le mOt chOu.
le saviez-vOus?
la culture du chOu remOnte à 4 000 ans. au III° siècle avant J.-C., les bâtisseurs de la muraille de chine en cOnsOmmaient déjà! au temps des rOmains, catOn le philOsOphe OctOgénaire et père de 23 fils, prÔnait la santé par le chOu. vers 1530, c'est l'italienne catherine de médicis (1519-1589), épOuse de henri II, qui intrOduisit en france les blancs, les rOuges, les verts et le célèbre chOu de milan.
-bête cO
mme chOu-
autrefOis, dire d'une persOnne qu'elle était bête cOmme chOu signifiait qu'elle était très sOtte. ce sens a depuis été abandOnné. aujOurd'hui, On utilise davantage cette expressiOn pOur mOntrer qu'une chOse est très facile à faire et accessible à tOus, même aux esprits les plus simples. c'est bête cOmme chOu.
-feuille de chOu-
cette expressiOn renvOie à un journal insignifiant à l'image de la feuille de chOu qui a peu de valeur. l'une cOmme l'autre servait autrefOis à envelOpper le beurre. c'est dire le peu d'interêt qu'On leur pOrtait. dans le langage pOpulaire, la feuille de chOu peut désigner une Oreille dOnt la fOrme rappelle celle du légume.
-faire ses chOux gras-
cette expressiOn veut dire tirer prOfit de quelque chOse et fait directement référence aux chOux, un plat que les paysans d'autrefOis cOnsOmmaient chaque jOur et qui était bien meilleur lOrsqu'il était accOmpagné de graisse (des mOrceaux de lard dans la sOupe Ou de petit salé dans la pOtée). On dit par exemple: sOn explOit a fait les chOux gras de la presse.
-avO
ir les O
reilles en chOu-fleur-
cette locutiOn fait référence aux bOuquets finement serrés de ce légume et qui présente une surface irrégulière. On l'utilise dOnc pOur décrire une persOnne qui a le bOrd des Oreilles dentelées, lesquelles Ont été plus sOuvent défOrmées Ou tuméfiées à la suite de cOups reçus. On dit aussi avOir les Oreilles en feuille de chOu, pOur dire qu'elles sOnt de grande taille et décOllées.
-finir dans les chOux-
l'expressiOn aurait été imaginée au début du XX° siècle par les spOrtifs pOur évOquer les athlètes éliminés d'une cOmpétitiOn et par les turfistes pOur qualifier une mauvaise cOurse, à l'image du cheval qui sOmbre au bOrd de la piste. l'Origine de cette lOcutiOn, qui signifie aussi être dans l'embarras, remOnterait à la fin du XIX° siècle pOur décrire la situatiOnde certains Ouvriers qui craignaient un manque à gagner.
-
chOuchOu-
en classe, en cOlOnie de vacances cOmme au travail, On emplOie le mOt chOuchOu pOur désigner le préféré d'un prOfesseur Ou d'un supérieur. chOu qui est en général un terme affectueux (vOir plus lOin) pOssède lOrsqu'il est dOublé, une cOnnOtatiOn péjOrative (Oh, le chOuchOu!). depuis 1990, le mOt qualifie aussi un mOrceaux de tissu frOncé qui sert à maintenir les cheveux en queue-de-cheval. On l'appelle ainsi car le nOeud enrObé d'un mOrceau d'étOffe rappelle la fOrme du chOu.
-ménager la chèvre et le chOu-
l'expressiOn, qui signifie ménager des interêts cOntradictOires, aurait trOuvé sOn Origine dans une légende: un passeur qui devait transpOrter sur sOn bac une chèvre, un chOu et un lOup, fut Obligé de faire plusieurs vOyages pOur qu'aucun ne sOit mangé. mais cette lOcutiOn ferait également allusiOn à ce paysan qui fait des effOrts pOur avOir assez de chOux pOur nOurrir sa chèvre et alimenter sa prOpre cOnsOmmatiOn. dans ce cas, l'expressiOn vOudrait dire ne pas gaspiller.
-entrer dans le chOu-
cette locutiOn signifie se jeter sur quelqu'un pOur le frapper et cOnnaît deux variantes, encOre plus familières: lui rentrer dans le chOu Ou lui rentrer dans le lard. ici le chOu symbOlise la tête et On retrOuve cette image dans d'autres expressiOns cOmme se farcir le chOu (se saOuler), ne rien avoir dans le chOu (être stupide) Ou prendre le chOu (excéder, énerver) que l'On peut remplacer par prendre la tête.
-aller planter ses chOux-
l'actiOn, faussement pOtagère, qui cOnsiste à planter des chOux pOssède un dOuble sens. elle peut signifier le changement de fOnctiOn au cOurs d'une carrière prOfessiOnnelle et aussi le départ pOur la campagne à l'aube de la retraite. dès le XVII° siècle envOyer quelqu'un planter ses chOux vOulaitdéjà dire le priver de sOn travail, autrement dit le renvOyer dans sa campagne.
-
faire chOu blanc-
l'expressiOn, qui signifie subir un échec, était autrefOis utilisée au cOurs du jeu de quilles Ou de bOules. On disait alOrs faire cOup blanc, autrement dit cOup nul lOrsque l'On ne marquait pas de pOint. dans le patOis berrichOn, cOup se prOnOnçait alOrs chOup, ce qui explique pOurquOi cette lOcutiOn s'est transfOrmée au fil du temps en faire chOu blanc. un échec se dit aussi chOu blanc.
<LéGENDE>
+ naître dans les chO
ux.. c'est bien cOnnu, les enfants naissent dans les chOux, dit la légende! en réalité, une pure inventiOn du XIX° siècle. à l'épOque, le chOu était assOcié aux bébés. la cOutume vOulait alOrs que l'On apporte un bOn bOl de sOupe aux chOux aux nOuveaux mariés après leur nuit de nOces car On disait que ce légume favOrisait la cOnceptiOn des enfants. les filles naissent dans les rOses et les garçOns dans les chOux.
+ en écO
sse, le chO
u est signe de mariage.. la cOurse au chOu, vOus cOnnaissez? la kaling (kale = chOu) est une vieille traditiOn écOssaise. tOus les hOmmes célibataires qui assistent à un mariage prennent part à cet évènement. le premier qui atteint la ligne d'arrivée et ramasse le chOu est certain de rencOntrer rapidement sa future épOuse.
***On dit aussi..***
*qu'elle est chOu! On l'utilise dans le sens: qu'elle est mignOnne, gentille.
*mOn chOu: pOur mOntrer sOn affectiOn à quelqu'un. On dit aussi "pauvre chOu!"
*bOut de chOu: désigne un enfant. l'expressiOn fait ici allusiOn à la petite taille du chOu.
# au niveau musical, le chOu peut se vanter d'être le meilleur pOte des petits "bOuts d'chOux", avec sa célébrissime
"savez-vOus planter les chOux, à la mOde, à la mOde-euh, savez-vOus planter les chOux, à la mOde de chez nOus".
$ et pOur finir, cinématOgraphiquement parlant, nOus éviterOns de nOus étaler sur le film
"chOuchOu" qui bié qu'interprété par gad-elmaleh-mister-sex, n'a pas fait l'unanimité dans les salles Obscures..
sur ce, j'espère que désOrmais vOus êtes blindés sur le chOu, de tOus les cÔtés. vOus pOurrez ainsi faire le(la) fier(e) devant vOtre assiette de chOufleur à la cantine. ce fut un plaisir pOur mOi de taper ce merveilleux article (nOn-nOn! c'est pas du cOpié-cOllé! prOmis-juré-craché) avec lequel je dOis dire je remplis deux de mes prOmesses envers guilhem: un article pendant ses partiels et un article chiant, Où le mOnde entier se désintéressera de cette lecture. vOilà, c'est fait. je peux m'en retOurner bOsser tranquillement, pasque y'a pas qu'en première année de biOlOgie-j'sais-pas-quOi qu'On a du bOulOt! fuck.
sinOn mes p'tits chOus, rien de rien..
*guilhem-le-chOu a cOmmencé sOn épreuve de quelque-chOse-de-tray-dur-mais-je-sais-pas-le-nOm depuis trente minutes. pensOns à lui. et ce jusqu'à vingt heures.*